Musiques populaires et musiques savantes au XVIIIe siècle
recherche et diffusion

HISTOIRE DE LA MUSIQUE MÉTISSÉE FRANCO-AFRICAINE

l'origine française

Le Bal Paré

Les divertissements musicaux et de danses dans les salons
en France aux XVIIe et XVIIIe siècles

À la mort de Louis XIV, la vie culturelle renaît sur Paris. Les Nobles et plus tard les Bourgeois vont développer la mode des Salons et des Cafés dans lesquels on « s'encanaillait » en jouant, chantant et dansant. Mais c'est aussi dans ces lieux que vont naître les idées libérales.
On y entendait aussi bien, chansons galantes, bacchiques, vaudevilles que cantates. On y dansait autant contredanses que menuets et, on y lançait la mode de nouveaux instruments.
Le répertoire populaire y côtoyait les oeuvres de compositeurs de Cour. Cette mode musicale et chorégraphique s’est exportée dans le Nouveau Monde par l’intermédiaire de tous les émigrants français issus de toutes les classes sociales : militaires, missionnaires, commerçants mais aussi toutes personnes attirées par d'autres règles sociales.


l'origine africaine

Nègres jouant du bâton (gravure du XVIIIe siècle),
extrait du dictionnaire "Chronique de la France"

L'arrivée des Africains dans le Nouveau Monde

C'est par vagues successives que les africains issus de diverses ethnies ont été déportés dans le Nouveau Monde. A chaque voyage ils emportaient avec eux, leurs traditions, leurs musiques, leurs jeux.... 



Les Français aux Antilles

À la suite de la révolution de 1791, les émigrants français arrivant de Haïti s'installent aux alentours de Santiago de Cuba dans des plantations de café. 


Gravure extraite de l'ouvrage Instrumentos populares de la musica folclorico y populare de Cuba - CIDMUC



Les plaisirs reprenaient peu à peu...

  • ... « Le bal suivit le dîner [de noce]. C'était alors l'usage de l'ouvrir par des menuets et de continuer par des contredanses » ...
    extrait de l'ouvrage de Jean Baptiste LEBLOND intitulé "Voyage aux Antilles et à l'Amérique méridionale entre 1767 et 1802" (BnF)

Ces coutumes se prolongent durant le XIXe siècle comme on peut lire dans la Lettre de Mme la Comtesse Merlin à George Sand 1804 - 1876 chapitre Passion pour la danse [à La Havane] :

  • ... « Les Havanaises aiment la danse avec fureur ; elles passent des nuits entières sur pieds, agitées, tournoyantes, folles et ruisselantes, jusqu'à ce qu'elles tombent anéanties.
  • La contredanse havanaise se danse avec le corps plutôt qu'avec les pieds ; c'est un mélange de valse, d'un certain pas glissé et de balancements, qui présente un caractère de mollesse et de volupté indéfinissable...
  • ... La musique de la contredanse havanaise, comme le pas de la danse lui-même, reproduit complètement le caractère créole »...
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